Bien que ma crise de la 30taine comporte des émotions négatives, des virements de pensées tragiques et des remises en question profondes, le soleil levant fait son chemin.
Qu'est-ce que la crise de la trentaine ? Mise à part mettre le cap sur mon passé, c'est vouloir conquérir le monde en super héroïne. C'est atteindre un Everest intérieur et crier. Crier pour libérer les souffrances du passé et pouvoir enfin respirer l'air pur présent. C'est décider de se prendre en main pour courir encore plus loin. C'est s'entrainer autrement pour devenir une super femme, une super maman, une super héroïne... moi!
Au-delà des souffrances, il y a l'espoir. Il y a le bonheur. Il y a une vie meilleure. Il suffit simplement de se lancer dans le vide et se faire confiance. Affronter de plein fouet la violante vague et en ressortir plus forte pour affronter la seconde.
Je veux vivre en santé avec un poids normal. Je veux courir pour libérer ma tête de l'emprise du calendrier qui exécute mes mille et une pensées. Je veux apprendre à nager profond pour découvrir les beautés de l'océan. Je veux m'entourer de gens positifs qui voudront explorer le monde à mes côtés et m'aider à remonter à la surface quand je me perdrai dans une anémone de mer.
Plus concrètement, je veux me sentir bien dans ma peau et ne pas oublier cette femme qui vieilli en même temps que ses enfants.
Trois grands navires marchants attendent encore au quai :
1 : Le navire de ma santé mentale et physique
Bien que je blâme souvent ma jeunesse inactive pour mon manque de motivation présent, j'aime bouger à 29 ans! J'aime me sentir en forme et pouvoir courir avec mes enfants sans m'écrouler dans l'essoufflement. J'aime suer et avoir mal quelque temps quand je me dépasse. L'exercice physique me permet d'évacuer ma colère et tout le stresse sur mes épaules. L'exercice physique m'apporte du plaisir, de la liberté et me permet de me sentir vivante. Je veux continuer à être cette femme active qui découvre depuis peu les bienfaits de bouger. Je veux explorer les différentes possibilités qui s'offrent à moi et les essayer. Je veux me sentir légère dans ma tête et dans mon corps. Le premier navire est prêt à partir... je me tiens debout sur le quai et j'admire la terre qui s'éloignera bientôt au loin. Je suis prête pour cette croisière sans date de retour!
2 : Le navire du ridicule, de la folie et du plaisir
Danser au milieu d'une course lorsque la musique m'emporte, saluer sans gène les coureurs que je croise, tomber des dizaine de fois et me relever pour apprendre à patiner, faire des câlins aux sans abris, chanter haut et fort dans ma voiture et avec mes enfants à l'épicerie, être moins sérieuse - moins sarcastique et arrêter de soupirer, oser essayer des nouveaux loisirs culturels ou sportifs. Je veux détruire les barrières du bien paraître pour arrêter de croire que le ridicule tue. Je veux arrêter de cacher mes brins de folie par peur de choquer et d'être pointer du doigts. Affronter les limites du ridicule me permettra de vivre pleinement sans craindre les regards. Je veux foncer vers mes intérêts au lieu de m'arrêter ou reculer. Ce navire me permettra d'être plus heureuse, un pas à la fois en arrêtant d'introvertir, l'extravertie en moi!
3 : Le navire de mes pulsions, mes passions et mes ambitions
Face à ce miroir, la femme que je vois ne sait plus ce qu'elle aime, ce qu'elle veut. Elle ne vit que pour les besoins et intérêts de ses enfants. Pourtant, jouer aux Hot Wheels, à cache-cache et glisser au parc, ce n'est pas réellement ce que je qualifierais de passions personnelles. J'ai découvert la course et le vélo. Mais je me limite à d'autres options faute de confiance en moi (et parfois de budget). Dans tout cet émoi de crise de la trentaine, j'ai décidé d'essayer la boxe, le BMX et le tir à l'arc. J'effectuerai un demi-marathon en septembre prochain et j'aspire à initier mes enfants à plusieurs sports extérieur que je n'ai jamais pratiqué à l'extérieur des cours de conditionnement physique à l'école il y a plus de 10 ans déjà (baseball, soccer, basketball, patin, badminton, etc.).
Je veux m'ouvrir sur le monde. Je veux découvrir que ce j'aime et ce que j'aime moins ou pas du tout. Je veux apprendre à me connaître autrement sans devenir celle que je ne suis pas. Je veux avoir plus confiance en moi pour oser. Je veux apprendre à mieux gérer mon temps. Je veux tant de chose... tant de chose enfoui au plus profond de moi.
« J’ai 29 ans… bientôt 30 »!
Ma crise de la trentaine se vit dans un reflet. Le reflet d'une femme à découvrir... une femme qui aspire à s'épanouir, explorer le monde, se dépasser et vivre heureuse tout simplement. Parce que ma vie et mon bonheur m'appartiennent maintenant que j'ai bientôt 30 ans!
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dimanche, février 15, 2015
samedi, février 14, 2015
Ma crise de la 30taine - deuxième partie
« Petite parenthèse sur ma vie - le passé que je ne veux plus voir dans ce miroir »
On passe sa vie à plaire et respecter les autres pour être apprécié. On est empreint de valeurs familiales puissantes qui nous rend plus humain et doux. Malgré tout, je me suis souvent sentie seule et rejetée. Derrière ses grands sourires et rires se cachent une jeunefugueuse à la jeunesse troublante, une adolescence violante et une jeune adulte trop responsable. Lorsque je pense à tous ses événements ou moments, je me vois toujours comme une personne qui raconte l'histoire d'une autre. Comme si c'était impossible de vivre autant de monstruosités et de moments de consolation à la fois. C'est comme si ma vie avait navigué sans cesse dans des vagues houleuses. Une année de tempête entremêlée d'aventures parmi un amour maternel oublié. Une seconde année ou les éclairs fracassaient le sol à quelques mètres de moi alors qu'une personne me tendait la main pour me sauver du choc éblouissant qui s'acharnait sur mon être. En fait, c'est en écrivant au moment même ce texte que je réalise que sans l'amour de ma grand-mère et de mon conjoint, j'aurais certainement coulé au fond de cet océan de confusion et de mal profond constant. Ce manque que j'ai cherché à combler les 25 premières années de ma vie. Ce manque que j'ai compris au décès de Nicole. Parce qu'au lieu d'apprécier l'amour qu'elle me donnait, je préférais m'acharner sur cet amour maternel absent qui m'avait toujours troublé. Je vois cette petite fille prier maman Marie et murmuré à la toute fin : « Maman Marie, toi tu es ma réelle maman. Jamais tu ne m'abandonneras ou cesseras de m'aimer ». Bien que je ne suis plus pratiquante, j'avoue que ces « Je vous salue Marie » et « Notre Père » fût partie intégrante de mon rituel quotidien en bas âge. Je les remerciais d'avoir mi Nicole sur mon chemin... mais je n'avais pas conscience de tout ce que cela représentait. Tourmentée sur plusieurs points, j'ai plus de mauvais souvenirs que de bons. Heureusement, les bons ont fait de moi une femme responsable dès l'âge de 16 ans. Mais mes tourmentes me hantent toujours à l'ombre de mes 30 ans. Ce visage inconnu c'est cette femme tourmentée qui doit continué d'avancer.
.....
Devant le miroir, j'affronte soudainement ses trois cheveux blancs. Mon sourcil gauche s'élève et je me questionne alors sur quand ils sont apparus. Je passe ma main pour écheveler un peu mon toupet pour en apercevoir davantage! Je regarde avec attention ses grands yeux cachés depuis près de 18 ans derrière des lunettes pour y voir des cernes de fatigue et une pâleur marquante. Je me regarde comme je ne me suis jamais regardé depuis 4 ans et demi. Alors que je me vois quotidiennement devant tous ses miroirs accessibles, c'est la première fois que je me décortique ainsi. Celle que je vois dans le miroir quotidiennement est le reflet d'une étrangère tentant de survivre aux mépris de sa vie surchargée. C'est à ce moment même que je réalise que durant ses 29 dernières années, je n'avais pas eu le temps d'apprendre à connaître cette quasi-étrangère l'autre côté du miroir... moi.
Toujours devant ce miroir, je me regarde attentivement et je me questionne profondément. Qui suis-je ? Qui est cette femme de 29 ans ? Quels sont ses rêves ? Quelles sont ses passions ? Et c'est à ce moment précis, quand les réponses se font muettes, que le malaise de regarder cette inconnue dépasse tout attente. L'angoisse jailli, le respire s'intensifie, les yeux s'assombrient.... j'ai 29 ans bientôt 30 et je ne sais pas qui je suis!
Mais qu'est-ce donc ce malaise ? Je me questionne et finalement, je crois que c'est cela la crise de la trentaine : ce malaise envahissant de voir cette femme oubliée l'autre côté du miroir. Réaliser que la vie file maintenant à une vitesse spectaculaire depuis l'arrivée de mes enfants et que malgré tous mes efforts à bien organiser la vie familiale, je me suis perdue entre des listes d'épicerie, une course et les cours de gymnastique. Ma tête pense sans arrêt aux repas, vêtements, besoins de l'un et de l'autre, puis à ce que nous ferons demain, après demain, dans une semaine, deux semaines, le mois prochain et finalement les prochaines années. Ma tête est un calendrier qui exécute mille et une pensées.
Puis soudainement, c'est une remise en question envahissante sur l'histoire de mon passé, mon présent, mais surtout mon futur, qui bouillonne dans ma tête. Les idées s'entremèlent et je réalise qu'il est temps de faire le point sur cette étrangère que je dois apprendre à connaître. Je dois m'enrichir intérieurement avec des défis personnels et des buts plus précis. Je dois me donner le droit d'essayer mais surtout le droit de me tromper et de tomber. Je dois creuser au plus profond de mon être afin de pouvoir dresser une liste de mes pulsions et passions qui dorment tranquillement au fond de mon regard fuyant. Je dois faire mon deuil sur la souffrance de ma jeunesse et arrêter de m'acharner sur la tragédie des 15 premières années de ma vie. Je dois aller de l'avant, regarde au loin... le soleil levant au dessus de cet océan.
L'horloge s'arrête un instant dans ma tête et l'univers tourne au ralenti. Le soleil se lève, illuminé comme jamais. Un cri démentiel intérieur s'évacue lentement! Je ne connais peut-être pas celle que je vois, mais je suis déterminée à changer ce regard pour le reconnaître dans 10 ans. C'est maintenant et aujourd'hui, que je réalise être entièrement responsable de mon avenir et de mon bonheur. Pour mes 30 ans, je décide de me choisir. Je décide de me dépasser, être en santé et vivre mes passions. Je ne veux plus manquer le départ des navires qui peuvent me transporter sur divers continents et me faire découvrir le monde.
« J’ai 29 ans… bientôt 30 »!
On passe sa vie à plaire et respecter les autres pour être apprécié. On est empreint de valeurs familiales puissantes qui nous rend plus humain et doux. Malgré tout, je me suis souvent sentie seule et rejetée. Derrière ses grands sourires et rires se cachent une jeunefugueuse à la jeunesse troublante, une adolescence violante et une jeune adulte trop responsable. Lorsque je pense à tous ses événements ou moments, je me vois toujours comme une personne qui raconte l'histoire d'une autre. Comme si c'était impossible de vivre autant de monstruosités et de moments de consolation à la fois. C'est comme si ma vie avait navigué sans cesse dans des vagues houleuses. Une année de tempête entremêlée d'aventures parmi un amour maternel oublié. Une seconde année ou les éclairs fracassaient le sol à quelques mètres de moi alors qu'une personne me tendait la main pour me sauver du choc éblouissant qui s'acharnait sur mon être. En fait, c'est en écrivant au moment même ce texte que je réalise que sans l'amour de ma grand-mère et de mon conjoint, j'aurais certainement coulé au fond de cet océan de confusion et de mal profond constant. Ce manque que j'ai cherché à combler les 25 premières années de ma vie. Ce manque que j'ai compris au décès de Nicole. Parce qu'au lieu d'apprécier l'amour qu'elle me donnait, je préférais m'acharner sur cet amour maternel absent qui m'avait toujours troublé. Je vois cette petite fille prier maman Marie et murmuré à la toute fin : « Maman Marie, toi tu es ma réelle maman. Jamais tu ne m'abandonneras ou cesseras de m'aimer ». Bien que je ne suis plus pratiquante, j'avoue que ces « Je vous salue Marie » et « Notre Père » fût partie intégrante de mon rituel quotidien en bas âge. Je les remerciais d'avoir mi Nicole sur mon chemin... mais je n'avais pas conscience de tout ce que cela représentait. Tourmentée sur plusieurs points, j'ai plus de mauvais souvenirs que de bons. Heureusement, les bons ont fait de moi une femme responsable dès l'âge de 16 ans. Mais mes tourmentes me hantent toujours à l'ombre de mes 30 ans. Ce visage inconnu c'est cette femme tourmentée qui doit continué d'avancer.
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Devant le miroir, j'affronte soudainement ses trois cheveux blancs. Mon sourcil gauche s'élève et je me questionne alors sur quand ils sont apparus. Je passe ma main pour écheveler un peu mon toupet pour en apercevoir davantage! Je regarde avec attention ses grands yeux cachés depuis près de 18 ans derrière des lunettes pour y voir des cernes de fatigue et une pâleur marquante. Je me regarde comme je ne me suis jamais regardé depuis 4 ans et demi. Alors que je me vois quotidiennement devant tous ses miroirs accessibles, c'est la première fois que je me décortique ainsi. Celle que je vois dans le miroir quotidiennement est le reflet d'une étrangère tentant de survivre aux mépris de sa vie surchargée. C'est à ce moment même que je réalise que durant ses 29 dernières années, je n'avais pas eu le temps d'apprendre à connaître cette quasi-étrangère l'autre côté du miroir... moi.
Toujours devant ce miroir, je me regarde attentivement et je me questionne profondément. Qui suis-je ? Qui est cette femme de 29 ans ? Quels sont ses rêves ? Quelles sont ses passions ? Et c'est à ce moment précis, quand les réponses se font muettes, que le malaise de regarder cette inconnue dépasse tout attente. L'angoisse jailli, le respire s'intensifie, les yeux s'assombrient.... j'ai 29 ans bientôt 30 et je ne sais pas qui je suis!
Mais qu'est-ce donc ce malaise ? Je me questionne et finalement, je crois que c'est cela la crise de la trentaine : ce malaise envahissant de voir cette femme oubliée l'autre côté du miroir. Réaliser que la vie file maintenant à une vitesse spectaculaire depuis l'arrivée de mes enfants et que malgré tous mes efforts à bien organiser la vie familiale, je me suis perdue entre des listes d'épicerie, une course et les cours de gymnastique. Ma tête pense sans arrêt aux repas, vêtements, besoins de l'un et de l'autre, puis à ce que nous ferons demain, après demain, dans une semaine, deux semaines, le mois prochain et finalement les prochaines années. Ma tête est un calendrier qui exécute mille et une pensées.
Puis soudainement, c'est une remise en question envahissante sur l'histoire de mon passé, mon présent, mais surtout mon futur, qui bouillonne dans ma tête. Les idées s'entremèlent et je réalise qu'il est temps de faire le point sur cette étrangère que je dois apprendre à connaître. Je dois m'enrichir intérieurement avec des défis personnels et des buts plus précis. Je dois me donner le droit d'essayer mais surtout le droit de me tromper et de tomber. Je dois creuser au plus profond de mon être afin de pouvoir dresser une liste de mes pulsions et passions qui dorment tranquillement au fond de mon regard fuyant. Je dois faire mon deuil sur la souffrance de ma jeunesse et arrêter de m'acharner sur la tragédie des 15 premières années de ma vie. Je dois aller de l'avant, regarde au loin... le soleil levant au dessus de cet océan.
L'horloge s'arrête un instant dans ma tête et l'univers tourne au ralenti. Le soleil se lève, illuminé comme jamais. Un cri démentiel intérieur s'évacue lentement! Je ne connais peut-être pas celle que je vois, mais je suis déterminée à changer ce regard pour le reconnaître dans 10 ans. C'est maintenant et aujourd'hui, que je réalise être entièrement responsable de mon avenir et de mon bonheur. Pour mes 30 ans, je décide de me choisir. Je décide de me dépasser, être en santé et vivre mes passions. Je ne veux plus manquer le départ des navires qui peuvent me transporter sur divers continents et me faire découvrir le monde.
« J’ai 29 ans… bientôt 30 »!
vendredi, février 13, 2015
Ma crise de la 30taine - première partie
Quand on est jeune, on rit bien des gens qui parlent de la crise de la 30taine, 40taine, 50taine. Comme si tous ses chiffres ronds, ses dizaines bien parfaites provoquaient un choc profond chez l’humain que l’on ne parvient pas à comprendre. Ça demeure un mythe, une blague et une série de discussion pour rire entre amis qui ont survécu sans émoi à la 20taine. On ricane lorsqu’on discute de la remise en forme, la moto et le chalet de Réjean (40taine) ainsi que des cours de danse, le saut en parachute et le nouveau régime végétarien de Nathalie (50taine). On croit comprendre le phénomène sans plus. Puis un jour, on a 29 ans… bientôt 30!
On passe les 10-15 premières années de sa vie à subir le choix des autres. On joue, on grandit rapidement et on ne se questionne pas réellement sur l’essence de la vie. On est petit, on apprend tous les jours sur les bancs de l’école, auprès de sa famille et de ses amis. Malgré cette emprise d’être jeune et dépendant des adultes, on est libre sans le comprendre. Nos responsabilités sont moindres, nos engagements volontaires et notre temps libre quasi-infini.
Un jour, le mal de vivre survient. Pourquoi suis-je traité comme un enfant ? Le besoin d’indépendance fait rage. On se perd dans son raisonnement. On tente de comprendre la vie qui nous semble si ennuyante et souffrante. Nous sommes confrontés à l’amour, la trahison, les hauts et les bas. Notre corps change sans nous avertir, on se sent démuni face à ses changements trop rapides qui provoquent un malaise indescriptible à la poitrine. On veut prouver qu’on est responsable mais en même temps, nos comportements et choix défient largement nos intentions premières. On confronte ses pires ennemis intérieurs et même si nous sommes moins touchés ou affectés que d’autres, notre entourage tourbillonne bizarrement. Ce n’est que quelques mois ou années plus tard que l’on comprend que c’était cela une crise d’adolescence.
Les études achèvent. L’emploi temps partiel subvient correctement à nos besoins. On devient adulte jour après jour. On comprend de plus en plus l’essence du mot responsabilité et liberté. On vit de peu mais paisiblement. On passe 90 % de son temps avec notre famille élargie : nos précieux amis. Certains sentiront le besoin de conquérir le monde, d’autres découvriront leur passion à travers leurs études, d’autres tourbillonneront dans l’incertitude. On ressent le besoin de prouver qu’on a compris le sens du mot : vivre. On sait que notre avenir nous appartiendra sous peu, mais on prend cela à la légère. On vit d’émotions !
Dans cette jeunesse fébrile, certains feront le grand saut. Devenir un parent à son tour : un besoin émotionnel incompris. En plongeant dans cet aventure qu’on croit inné, on sera confronté à la souffrance, l’incompréhension, le mal de vivre, les échecs continuels, l’épuisement et parfois même les regrets. Mais par-dessous tout, en dessous de cette mer où on se sent immergée, on nage plus souvent qu’autrement paisiblement dans une eau remplie d’amour inconditionnel. Un simple sourire nous ramène à l’essentiel. On aime comme on n’a jamais aimé. On comprend soudainement les soucis de nos propres parents et l’amour qu’ils ont eu (ou non) pour nous. On flotte sur une vague en mouvement. Le temps file. On attrape tous les petits moments d’amour qui passent. On voudrait que le temps soit plus long, que les semaines aient plus de jours pour apprendre à connaître et aimer davantage nos enfants. C’est l’amour grandiose à son apogée, tout simplement! Et un jour, on se regarde dans le miroir pour réaliser que pendant ses années à passer chaque secondes à regarder nos enfants grandir, on a oublié de regarder ce visage qui vieilli : le nôtre!
Dans ce miroir où miroite maladroitement trois cheveux blancs, l’horloge biologique sonne : « J’ai 29 ans… bientôt 30 »!
On passe les 10-15 premières années de sa vie à subir le choix des autres. On joue, on grandit rapidement et on ne se questionne pas réellement sur l’essence de la vie. On est petit, on apprend tous les jours sur les bancs de l’école, auprès de sa famille et de ses amis. Malgré cette emprise d’être jeune et dépendant des adultes, on est libre sans le comprendre. Nos responsabilités sont moindres, nos engagements volontaires et notre temps libre quasi-infini.
Un jour, le mal de vivre survient. Pourquoi suis-je traité comme un enfant ? Le besoin d’indépendance fait rage. On se perd dans son raisonnement. On tente de comprendre la vie qui nous semble si ennuyante et souffrante. Nous sommes confrontés à l’amour, la trahison, les hauts et les bas. Notre corps change sans nous avertir, on se sent démuni face à ses changements trop rapides qui provoquent un malaise indescriptible à la poitrine. On veut prouver qu’on est responsable mais en même temps, nos comportements et choix défient largement nos intentions premières. On confronte ses pires ennemis intérieurs et même si nous sommes moins touchés ou affectés que d’autres, notre entourage tourbillonne bizarrement. Ce n’est que quelques mois ou années plus tard que l’on comprend que c’était cela une crise d’adolescence.
Les études achèvent. L’emploi temps partiel subvient correctement à nos besoins. On devient adulte jour après jour. On comprend de plus en plus l’essence du mot responsabilité et liberté. On vit de peu mais paisiblement. On passe 90 % de son temps avec notre famille élargie : nos précieux amis. Certains sentiront le besoin de conquérir le monde, d’autres découvriront leur passion à travers leurs études, d’autres tourbillonneront dans l’incertitude. On ressent le besoin de prouver qu’on a compris le sens du mot : vivre. On sait que notre avenir nous appartiendra sous peu, mais on prend cela à la légère. On vit d’émotions !
Dans cette jeunesse fébrile, certains feront le grand saut. Devenir un parent à son tour : un besoin émotionnel incompris. En plongeant dans cet aventure qu’on croit inné, on sera confronté à la souffrance, l’incompréhension, le mal de vivre, les échecs continuels, l’épuisement et parfois même les regrets. Mais par-dessous tout, en dessous de cette mer où on se sent immergée, on nage plus souvent qu’autrement paisiblement dans une eau remplie d’amour inconditionnel. Un simple sourire nous ramène à l’essentiel. On aime comme on n’a jamais aimé. On comprend soudainement les soucis de nos propres parents et l’amour qu’ils ont eu (ou non) pour nous. On flotte sur une vague en mouvement. Le temps file. On attrape tous les petits moments d’amour qui passent. On voudrait que le temps soit plus long, que les semaines aient plus de jours pour apprendre à connaître et aimer davantage nos enfants. C’est l’amour grandiose à son apogée, tout simplement! Et un jour, on se regarde dans le miroir pour réaliser que pendant ses années à passer chaque secondes à regarder nos enfants grandir, on a oublié de regarder ce visage qui vieilli : le nôtre!
Dans ce miroir où miroite maladroitement trois cheveux blancs, l’horloge biologique sonne : « J’ai 29 ans… bientôt 30 »!
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